À la traversée des notions contemporaines de ré-habilitation, de ré-insertion, de ré-adaptation, nous proposons de questionner sous différents aspects les articulations nécessaires qui permettront d’une part, d’envisager un espace d’accueil répondant à des problématiques et des pathologies de « l’être- là » tout en tenant compte de la singularité de chacun et de son mode d’existence. D’autre part, les articulations du singulier et du collectif en miroir du couple formé par l’aliénation psychique et sociale.
Au regard de la lutte concrète et incessante contre la marginalisation de l’existence psychotique, quels outils la psychothérapie institutionnelle nous apporte pour permettre l’accès à une multiplicité de rencontres ? Comment permettre un accueil dans des espaces de soins à l’ intérieur desquels même les personnes les plus enfermées dans leur existence peuvent espérer sortir pour un temps de leur isolement ?Acte d’émergence et de possible transformation, le mouvement de ce qui « fait œuvre « pour chacun, ouvre ce qui est singulier vers un espace plus collectif. Pris dans une dialectique du dedans et du dehors, l’acte créatif peut devenir processus de créativité et de soins quand il s’inscrit à l’intérieur d’une “architectonie polyphonique”qui laisse place à de la distinctivité et à l’élaboration d’une fonction diacritique tel que nous l’a transmis J.Oury.
Toute personne malade est touchée à un niveau d’émergence de créativité, de ce qui fait œuvre pour elle et qui l’ouvre au monde. C’est à cet endroit de « l’aller vers » qu’apparaissent des fêlures existentielles plus ou moins importantes et ce, pour toutes structures psychopathologiques, mais dans des formes d’apparitions qu’il s’agira de pouvoir distinguer avec précision.
C’est autour de ces thèmes que nous aimerions cette année échanger tout au long de la semaine: la créativité et ses processus d’ apparition singulière et collective, ses modes de transmissions et d’inventivités à partir d’outils à la fois conceptuels et palpables très concrètement dans la vie quotidienne.Autant d’outils afin d’accueillir et de construire une véritable surface existentielle qui permette de penser à nouveau l’homme et sa folie, dans sa manière d’être et d’habiter un monde familier dans lequel il sera possible d’Ex-ister.
Comment, dans nos lieux de soins , permettre l’émergence de processus d’institutionnalisation? Processus de symbolisation indispensables à tout mouvement d’humanisation, au sens de créativité autant que d’éthique. Avec quels outils pouvons nous penser la rencontre de l’altérité, de l’étranger à chacun de nous, comme possible fonction créatrice de sens humain?
Nous proposons d’échanger autour des concepts proposés par la psychothérapie institutionnelle et nous pourrons nous demander comment continuer ,aujourd’hui, à inventer de nouveaux outils à l’intérieur d’un mouvement en perpétuel transformation.
Stage élaboré par l’Association Culturelle de la clinique de la Borde
et organisé en collaboration avec les Ceméa
DU LUNDI 24 AU VENDREDI 28 MAI 2026
Association Culturelle de La Borde
Inscriptions
Pour les professionnels (FPC) :https://cemea-formation.com/promo/2027/mai/COUR-CHEVERNY/stage/AN-FAD27F221