Association Culturelle de la Borde

JOURNÉE NATIONALE  DE LA PSYCHOTHÉRAPIE INSTITUTIONNELLE

La Fédération Inter Associations Culturelles
organise avec l’aide de l’association culturelle de la  Clinique de La Borde la
JOURNÉE NATIONALE  DE LA PSYCHOTHÉRAPIE INSTITUTIONNELLE
à l’UIT de Blois, Site Jaurès, 3, Place Jean Jaurès, 41000 Blois.

Le 25 Mars 2023

Se soigner sans contrainte ni isolement, s’insérer librement dans la cité.

L’établissement psychiatrique, qu’il soit dans ou hors des murs, est malade. Malade de sa dépendance financière vis-à-vis des structures étatiques; malade du fait des nécessités inhérentes à sa gestion même (Administration, statuts … ), malade du fait de la fonction qu’il assure pour la société. Tout groupe – ou groupement – est « malade », traversé de phénomènes de contagion, de rivalités, terrain propice à la persécution, à la formation de « clans » ou d’iso-lats défensifs. Que peut alors devenir un « malade », psychotique ou simplement « fragile « , ballotté dans cette maladie du groupe, pris dans un engrenage qui vise à le sérialiser? A réaliser sa stricte inclusion dans le modèle économique mondialisé.

La psychothérapie institutionnelle tient compte de cette problématique. Non qu’elle puisse la supprimer. Mais il est nécessaire de l’exprimer et de la travailler pour pouvoir s’adresser à un sujet singulier et non aux artefacts sociaux qu’il traîne avec lui. C’est en ce sens que Tosquelles a pu la comparer, dans la thérapie des psychoses, avec ce qu’est l’asepsie vis-à-vis de la chirurgie.

Mais pour ce travail, nulle recette. Les structures institutionnelles se remanient sans arrêt pour accueillir chaque personne: il s’agit bien plus de déjouer des pièges que d’accéder à une organisation idéale.

Pourtant, quelques invariants se distinguent à travers ces fluctuations : la liberté de circu-lation, l’importance du club thérapeutique à la fois intra et extra hospitalier soutenant ac-tivités et et prises de responsabilité et la nécessité des réunions pour lutter contre le cloi-sonnement, la hiérarchie massive, la ségrégation et l’uniformisation.

Ces opérateurs mis enjeu pour assainir l’ambiance se révèlent être ceux-là mêmes qui vont permettre que se tissent des réseaux de relations et d’échanges, que s’ébauchent des investissements partiels chez celui dont il est souvent plus facile de dire qu’il n’a « pas de désir », et que se réalisent des lieux propres à l’émergence de sa plus extrême singu-larité.

La démarche de la psychothérapie institutionnelle exige une critique permanente de « l’aliénation sociale » et une réflexion sur les structures qu’elle a elle-même mises en place. La critique de la hiérarchie réduite aux rôles statutaires, la lutte contre le cloisonnement, la vigilance à l’encontre des défenses et des résistances secrétées à la fois collectivement et par chacun, ne peuvent être qu’un travail collectif.

Ce mouvement d’élaboration constante est aussi un soutien pour les familles et les ai-dants familiaux, réduisant leur esseulement. Il permet de veiller à l’efficacité structurante de la « constellation transférentielle » de chaque personne et de favoriser son chemine-ment existentiel dans la fréquentation de ce champ collectif, qu’elle travaille ou non, soit soignée en hospitalisation complète, de Jour et qu’elle habite une maison associative col-lective, un logement thérapeutique ou son appartement personnel dans la cité.

Inscription individuelle: 90 euros.   Inscription formation continue: 120 euros Etudiant/retraité/chômeur: 35 euros. Allocataire de minima sociaux; 15 euros

Email CEMEA (pour les inscriptions) : sante.mentale@cemea.asso.fr
N° agrément CEMEA:

INSCRIPTIONS (Uniquement via ce lien)